Glossaire · Frais & mécanique des ETF
Réplication synthétique (swap)
L'ETF reproduit la performance de l'indice via un contrat d'échange — c'est ce qui rend le MSCI World ou le S&P 500 éligibles au PEA.
Un ETF à réplication synthétique ne détient pas les titres de son indice : il possède un panier de substitution (typiquement des actions européennes) et conclut avec une banque un contrat d'échange — le swap — qui troque la performance de ce panier contre celle de l'indice visé. Résultat : la performance du MSCI World ou du S&P 500, avec un portefeuille juridiquement composé d'actions européennes.
C'est cette structure qui permet de loger un indice mondial dans un PEA : CW8, WPEA (MSCI World) et SPEA (S&P 500) sont des ETF à swap, leur nom l'indique. Mais le swap ne suffit pas : l'Amundi S&P 500 Swap (500), l'Amundi Nasdaq-100 Swap (ANX) et l'Amundi MSCI Emerging Markets Swap (AEEM) ne sont pas éligibles au PEA. Le statut se vérifie ETF par ETF.
En pratique pour votre DCA
Le passage obligé du PEA mondial
Si vous voulez du MSCI World, du S&P 500 ou du Nasdaq dans votre PEA, la question « physique ou synthétique » ne se pose pas : les ETF éligibles sur ces indices sont synthétiques — ils détiennent des actions européennes et échangent leur performance contre celle de l'indice. L'inverse n'est pas vrai : un ETF synthétique n'est pas éligible pour autant. L'avantage fiscal compense très largement le risque résiduel du swap.
Un risque réel mais borné
Le risque de contrepartie (la banque du swap fait défaut) est limité par la réglementation UCITS à 10 % de l'actif du fonds par contrepartie bancaire (5 % pour une autre contrepartie), et les émetteurs collatéralisent en pratique quotidiennement. Borné ne veut pas dire nul : c'est un risque faible, pas un risque absent.